Marre de passer trop de temps sur Facebook et pourtant impossible de t’en passer ? On a tous nos bonnes raisons de rester sur la plateforme, ce n’est pas pour autant qu’on doit laisser l’application consumer tout notre temps-libre. Je vous partage mes astuces pour rester maître de mon temps et de mon attention sur Facebook.

Facebook : je t’aime, moi non plus

En quelques années, Facebook est passé à mes yeux de réseau social d’enfer à un truc un peu ringard : photos de vacances de mes copines du collège, relai de fake news, messages privés de mecs louches et nostalgie (avec l’option Souvenirs qui me remontre les temps heureux révolus où je pouvais encore aller au bar avec les copains… La joie en temps de Corona !).

C’est sans parler de la publicité ciblée (toi aussi tu en as marre qu’on essaie de te vendre des produits dérivés avec ton signe astrologique et ta série préférée ?) et des bulles d’opinion dans laquelle nous enferme le réseau (Facebook te propose en priorité le contenu que tu es susceptible d’aimer, ce qui nuit gravement à ta liberté de penser, je ferme la parenthèse).

Bref, j’ai une dent contre Facebook, mais je n’arrive pas à m’en passer. Pourquoi ?

Se demander : Pourquoi je reste sur Facebook ?

…Si je reste sur Facebook, en dehors de tous les stratagèmes que développe la plateforme pour capturer mon attention, c’est quand même que j’y trouve mon compte dans la balance bénéfices-désavantages. Après mon mois sans réseaux sociaux, j’ai identifié les fonctionnalités Facebook qui étaient importantes à mes yeux et auxquelles je n’étais pas prête à renoncer :

  • la rubrique évènements qui me permet de dénicher les évènements et concerts pour satisfaire mes sombres goûts musicaux (ce n’est pas le genre d’annonces qu’on voit passer dans le journal du dimanche) ;
  • les groupes, pour entretenir mes passions de niche (comme Fashion Oddity, la communauté des amateurs de mode alternative que je modère) ;
  • l’option pages, que j’utilise à des fins professionnelles ;
  • Facebook messenger (malheureusement), car c’est là que se passent la majorité des conversations des assos dont je suis membre.

Rester, mais ne pas sombrer

Fil d'actualité Facebook Photo by Joshua Hoehne on Unsplash

« Ah super ! Alors tu restes ? » Oui, mais attention : ce n’est pas parce que je reste sur Facebook que je dois y passer des heures.

Plan d’action :

  • Dans un premier temps, identifier (comme je l’ai fait ci-dessus) les actions précises que tu souhaites effectuer sur Facebook (par exemple : consulter les évènements dans ta ville cette semaine, publier un post pour ton entreprise…).
  • Dans un second temps, définir le temps qu’il te faudrait pour réaliser ces actions (1 à 2h par semaine pour moi). Une fois que c’est fait, tu identifies un créneau dans la semaine que tu bloques dans ton agenda : et voilà !

…OK, j’ai essayé mais je me suis retrouvé à scroller mon fil d’actualité pendant 2h ou à débattre avec inconnu sous un post. Comment je fais pour que ça ne m’arrive pas ?

Guide de survie sur Facebook

Facebook street-art Photo by Annie Spratt on Unsplash

Ne t’en veux pas, Facebook fait tout ce qu’il peut pour capter ton attention. Normal, c’est comme ça qu’il se fait de l’argent. Pour résister, il faut s’armer. Voilà mon guide de survie sur Facebook :

  • Mesurer le temps que tu passes sur Facebook avec une appli (comme Equilibre Digital, souvent pré-intégrée dans les smartphones). Ce n’est pas ça qui te fera arrêter, mais ça permet de mesurer l’ampleur des dégâts.
  • Désactiver les notifications Facebook (et de toutes les applis) du portable : si ce n’est pas encore fait, c’est le meilleur conseil que je puisse te donner pour ton bien-être.
  • Installer l’extension web Facebook Container sur Firefox, qui te permet de supprimer entièrement ton fil d’actualité : tu peux directement aller à la page qui t’intéresse ou consulter le profil Facebook que tu souhaites sans te laisser absorber par la page d’accueil. Je l’ai depuis 1 an et ça marche du tonnerre ! (Dommage que ce ne soit possible que sur l’ordi).
  • Installer un bon bloqueur de pub comme Ublocks origins. Adios wish et Marketplace !
  • Dans les paramètres d’affichage (sous la photo de profil), passer au thème sombre (c’est tout de suite moins sexy).
  • Paramétrer (et diminuer) tes notifications sur Facebook dans la rubrique « paramètres des notifications » : tu veux vraiment recevoir un e-mail à chaque fois que quelqu’un aime un de tes posts ou qu’un copain publie un statut ?
  • Te désabonner des pages et n’aller les consulter que quand quelque chose en particulier t’intéresse.
  • Réduire ta liste d’amis.

Et si tu te sens l’âme d’un.e warrior :

  • Supprimer Facebook de ton portable et ne l’utiliser plus que sur l’ordinateur (radical, mais efficace, parole de scout !). Si malgré ça tu continues à aller sur l’application web, tu peux utiliser un bloqueur de site.
  • Supprimer Facebook tout court (là tu as tout mon respect).

La solution radicale : supprimer son compte Facebook (ou presque) pour recommencer

J’avoue, je n’ai pas eu le courage de supprimer de gens de ma liste d’amis, ni de me désabonner de toutes les pages ou groupes que je suivais. J’ai pris une décision non moins radicale : supprimer mon compte Facebook pour m’en recréer un nouveau. Adieu les 10 ans de souvenirs (ils nous tiennent à l’affection), les milliers de conversations, et les notifications à gogo dans tous mes groupes.

J’ai recommencé « from scratch » et ajouté une petite cinquantaine d’amis. A ce qu’il parait, on ne peut entretenir qu’un cercle social de 150 personnes en simultané (nombre de Dunbar), plus c’est s’épuiser. La règle vaut sur Facebook.

J’ai juste chargé une photo de profil et décidé de moins poster : Avec zéro souvenirs et moins d’amis, j’aurais moins de raisons d’y trainer.

J’espère que ce petit guide de survie sur Facebook t’aura bien aidé. De mon côté, c’est décidé : Facebook ce n’est qu’1 à 2h le week-end sur mon PC, et une fois par semaine si besoin pour consulter Facebook messenger.

Et toi, c’est quoi ton plan ? 😉

Crédit photo de couverture : Photo by visuals on Unsplash