Bonjour ! Me re-voilà pour le deuxième épisode de mon été en Sibérie ! Tout d’abord, je voulais vous remercier pour les retours que vous m’avez fait sur le premier épisode à Irkoutsk, ça m’a bien motivé à écrire la suite. ;) Alors c’est parti, aujourd’hui je vous fais sortir de la ville pour la nature sauvage du lac Baïkal !

Après notre week-end à Irkoutsk, nous prenons donc la marchrutka (маршрутка), taxi collectif, en direction du lac Baïkal. Nous nous entassons dans le van avec 10 autres voyageurs. Moi qui rêvais d’une sieste après notre nuit agitée de coupe du monde, j’ai vite oublié. Sans ceinture, il faut s’accrocher au siège et se gainer.

marchroutka

Mais le splendide paysage qui s’offre bientôt à moi me fait vite oublier mes fesses douloureuses. Autour de nous, des kilomètres et des kilomètres de plaines, la nature, de l’ESPACE, les vaches et les chevaux sauvages. Une fraîcheur et des couleurs qui contrastent complètement avec la ville grise, dont nous sommes bien contentes de sortir.

Direction : île d’Olkhon

Un arrêt, et cinq heures plus tard, nous descendons à Chernoroud (Черноруд), où nous attend le ferry. La marchroutka nous reprendra plus tard, de l’autre côté de la berge. Le conducteur est formel : « Celui qui est en retard, il restera là-bas ! ». Nous le croyons sur parole.

Dès les premières secondes où nous apercevons le lac, nous sommes en extase. Je savais que ce serait beau, mais pas à ce point ! De grandes étendues de terre et d’eau, sans une once de civilisation ! Nous y sommes, à l’un des plus grands lacs au monde : 636km de longueur, 31 722 km² de superficie, 20 % de l’eau douce mondiale.

baikal

baikal

Pendant que les voitures entrent dans le ferry, nous observons avec curiosité la faune et la flore sibérienne, qui nous paraissent si inhabituelles. La terre est sèche et poussiéreuse, l’herbe courte, aucun arbre à l’horizon. De drôles de plantes grasses poussent au sol.

baikal plants

Welcome to Khoujir City

Nous voilà sur l’île d’Olkhon. Plus que quelques kilomètres, et nous serons à Khoujir (Хужир), seul véritable village de l’île, s’étendant pourtant sur 71 kilomètres. Ici, on dénombre environ 1350 habitants, en majorité des Bouriates, des Russes en minorité. Sans compter bien sûr la grande quantité de touristes russes et chinois durant l’été.

Le village est très étendu, avec de petites habitations. Nous descendons avec soulagement de la marchrutka. La rue est d’une largeur immense, sans véritable route. Les voitures évitent habilement les nombreuses vaches qui se promènent tranquillement sur la route, tout en soulevant d’énormes nuages de poussière à leur passage.

khoujir street

khoujir

baikal car

dessins baikal ...Dessins d'enfants

baikal cows

Nous découvrons notre sympathique auberge avec cour partagée, très confortable malgré une déco kitschounette. Pensée pour le seul véritable phoque que nous aurons vu durant ce voyage…

baikal guest house dyana

baikal guest house dyana

baikal guest house dyana

Nous nous dirigeons vers la plage, vers la Chamanka, rocher sacré, encore habité d’esprit puissants pour les chamans. Nous voyons des arbres où des locaux ont accroché leurs prières. L’eau est bleue, le ciel est clair, une fois de plus, DE L’ESPACE. Je n’ai pas de mots pour vous décrire ce paysage, auquel les photos ne rendent pas non plus hommage !

baikal

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C’est tout pour aujourd’hui ! Je vous réserve la suite pour très bientôt dans un nouvel épisode ! ;)